Rétis Solutions produira 700 pylônes pour RTE et annonce une trentaine d’emplois dans le Tarn
À Saint-Sulpice-la-Pointe, dans le Tarn, l’usine décroche un marché sur trois ans et prévoit 160 à 170 salariés, avec 3,6 millions d’euros investis.
En bref
- Rétis Solutions a été retenue par RTE après un appel d’offres, pour environ 10 % de son marché global.
- Le contrat porte sur une trentaine de millions d’euros répartis sur trois ans.
- Une trentaine d’emplois directs sont annoncés, ainsi que des emplois indirects chez des partenaires locaux.
- Environ 3,6 millions d’euros ont été investis sur le site tarnais.
Dans le Tarn, entre Toulouse et Albi, une entreprise industrielle vient de décrocher un marché auprès du gestionnaire du réseau de transport d’électricité. ICI Occitanie a interrogé Jérôme Couillaud, qui dirige le groupe Novarc, propriétaire de Rétis Solutions, implantée à Saint-Sulpice-la-Pointe.
Un marché obtenu après un appel d’offres
D’après Jérôme Couillaud, ce contrat représente environ trente millions d’euros, répartis sur trois ans. Rétis Solutions a répondu à la consultation lancée par RTE. Le dirigeant évoque un processus de sélection très drastique, au déroulement assez compliqué, au terme duquel son entreprise a été retenue.
Elle obtient ainsi environ 10 % de l’ensemble du marché de RTE, soit à peu près 700 pylônes. Selon lui, RTE a exprimé la volonté de travailler avec des acteurs français et européens. Novarc est présenté comme un groupe familial français, auquel Rétis Solutions appartient désormais.
Pourquoi le réseau réclame de nouveaux pylônes
Selon Jérôme Couillaud, RTE investit massivement dans le renouvellement des réseaux électriques. Les lignes ont plus de 80 ans : elles ont été refaites après la Seconde Guerre mondiale et doivent maintenant être renouvelées et entretenues.
La commande concerne surtout une nouvelle génération de pylônes, que le dirigeant décrit comme différente de ce qui existe aujourd’hui. Une partie relève aussi du simple renouvellement d’ouvrages existants.
Ce que le contrat change dans le Tarn
Interrogé sur les conséquences pour Saint-Sulpice-la-Pointe, Jérôme Couillaud répond : « Cela crée plus d’emplois directs, une trentaine d’emplois, et plus indirectement. » Il situe aussi l’effectif actuel : « On est entre 160 et 170 sur l’effectif global, sur l’usine de Saint-Sulpice. »

Sur l’investissement, il indique : « On a investi à peu près 3,6 millions d’euros sur l’activité, sur le site, dans les machines, le matériel, etc., pour arriver à faire la production. »
Plusieurs entreprises locales sont concernées indirectement :
- certaines réalisent le zingage, qui protège les pièces, puis la peinture, pour assurer la durabilité du produit ;
- d’autres assurent la découpe de pièces destinées à l’usine ;
- le dirigeant dit avoir retenu des partenaires locaux, en circuits très courts, parce qu’il souhaitait rester réactif sur ces projets.
Il décrit une production tarnaise, locale et propre à l’usine, que les pylônes visibles dans les champs illustrent selon lui.
Une usine ancienne aux clients variés
Le site a une longue histoire industrielle : on y fabriquait à l’origine des sels destinés à l’armée de Napoléon III. Cette activité continue et représente environ une centaine de milliers d’euros.
Les pylônes ne constituent pas son unique débouché. L’entreprise intervient dans la téléphonie et les télécommunications, avec Free et Bouygues parmi ses clients, ainsi que pour la SNCF, Enedis et RTE. Elle fournit également du matériel à l’Afrique et à d’autres pays.
Face à la concurrence internationale dans l’acier, Jérôme Couillaud reconnaît que la situation reste toujours très compliquée. Il met en avant la capacité à proposer de nouveaux produits, à chercher l’innovation au quotidien avec les clients et à répondre à des problématiques nouvelles. Pour lui, le rattachement à Novarc, groupe familial français, s’accompagne d’un développement fondé sur l’innovation. Les lecteurs en quête d’emploi et de stages peuvent consulter notre rubrique dédiée.
Photo : yao / Pexels
