Études

Réviser en café coworking, puis choisir sa voie en vision

Paiement à l’heure, grandes tables, prises et Wi-Fi attirent les étudiants. Côté vision, trois ans mènent à l’orthoptie, onze ans minimum à l’ophtalmologie.

Amandine Crouzet Par Amandine Crouzet
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Réviser en café coworking, puis choisir sa voie en vision
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Pour réviser hors de chez soi sans souscrire d’abonnement, le café coworking propose un paiement à la durée de présence, à l’heure ou sur la journée. Et pour qui hésite entre deux métiers de la vision, l’écart est net : trois ans pour devenir orthoptiste, onze ans au minimum pour exercer comme ophtalmologue.

En bref

  • Et pour qui hésite entre deux métiers de la vision, l’écart est net : trois ans pour devenir orthoptiste, onze ans au minimum pour exercer comme ophtalmologue.
  • La rééducation, elle, nécessite toujours une ordonnance de l’ophtalmologue.
  • À chacun de la mettre en regard de ses envies pour le quotidien de la profession, à l’hôpital, en cabinet ou auprès des enfants.

Le café coworking, entre salle de café et salle d’étude

Le principe tient en une formule : un lieu hybride qui garde l’atmosphère d’un café tout en offrant de quoi travailler ou étudier sérieusement. C’est ainsi que le décrit public.fr, qui observe que ces adresses séduisent de plus en plus d’indépendants, de travailleurs nomades et d’étudiants.

Pourquoi ce succès face aux lieux d’étude habituels ? Selon le même magazine, une bibliothèque ou un espace de coworking traditionnel peut manquer de chaleur et d’ambiance. Le café coworking comble ce manque. Il ajoute aussi une dimension sociale : freelances, entrepreneurs et étudiants partagent les mêmes tables et peuvent échanger des conseils, ce qui ouvre une fenêtre sur d’autres univers professionnels pendant les révisions.

Ce que l’on y trouve et comment on paie

Avant de choisir une adresse, quelques critères permettent de comparer avec la bibliothèque universitaire ou le bureau de sa chambre :

  • L’aménagement : de grandes tables, utiles pour étaler cours et fiches.
  • L’énergie : des prises électriques facilement accessibles pour l’ordinateur.
  • La connexion : un Wi-Fi performant.
  • La facturation : on règle fréquemment à l’heure ou pour la journée, là où le coworking classique repose sur un abonnement coûteux.
  • Les extras : certaines formules comprennent boissons et snacks à volonté.

Ce mode de paiement convient surtout aux sessions ponctuelles. Pour qui révise tous les jours, chaque lieu fixe ses propres tarifs, qu’il faut comparer adresse par adresse avec les espaces gratuits de son campus.

Orthoptiste ou ophtalmologue, deux métiers distincts

Les deux professions travaillent sur la vision, mais leur statut diffère profondément, comme l’explique L’Étudiant.

Critère Orthoptiste Ophtalmologue
Statut Professionnel de santé paramédical Docteur en médecine spécialisé
Champ d’action Exploration, rééducation et réadaptation de la vision Diagnostic, traitements, actes chirurgicaux
Prescription de médicaments Non Oui
Chirurgie Non Oui

Depuis 2023, certains orthoptistes peuvent conduire un bilan visuel de dépistage sans prescription médicale préalable, notamment pour le dépistage organisé chez l’enfant. La rééducation, elle, nécessite toujours une ordonnance de l’ophtalmologue.

Trois années pour devenir orthoptiste

La candidature passe par Parcoursup, après le baccalauréat. La sélection repose sur le dossier, complété selon les universités par un entretien. Le cursus s’étale sur six semestres et délivre 180 crédits ECTS. Le rythme alterne enseignements théoriques (anatomie et physiologie de l’œil, optique, neurosciences, pathologies visuelles) et stages cliniques, effectués à l’hôpital comme en cabinet libéral.

Au terme du parcours, l’étudiant reçoit le Certificat de capacité d’orthoptiste (CCO). Ce diplôme d’État confère le grade de licence, soit un niveau bac+3. L’Onisep confirme cette durée de trois ans après le bac et précise que ce certificat est obligatoire pour exercer.

Le long parcours vers l’ophtalmologie

Tout commence aussi sur Parcoursup, par une première année de santé. Les étapes s’enchaînent ensuite ainsi :

  • Année 1 : première année de santé, en PASS ou en L.AS jusqu’en 2026 ; à la rentrée 2027, une voie unique, la licence portail santé, les remplace.
  • Années 2 et 3 : fin du premier cycle, le DFGSM, de niveau bac+3.
  • Années 4 à 6 : deuxième cycle, le DFASM, de niveau bac+5.
  • Années 7 à 11 : internat dans le cadre du DES d’ophtalmologie, soit cinq ans et dix semestres mêlant stages hospitaliers et enseignements théoriques.

Ces onze années constituent un minimum pour exercer. Une sur-spécialisation d’un ou deux ans, en chirurgie réfractive, rétine, glaucome ou ophtalmologie pédiatrique, porte la durée totale à douze ou treize ans.

Entre une session de révision au café et un choix d’orientation, la durée des études reste un repère concret : trois ans côté orthoptie, onze ans au moins côté ophtalmologie. À chacun de la mettre en regard de ses envies pour le quotidien de la profession, à l’hôpital, en cabinet ou auprès des enfants.

Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Hipersyl. Licence : CC BY-SA 4.0.