Les universités américaines : les plus chères au monde

Tom Villeneuve Par Tom Villeneuve
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Les universités américaines : les plus chères au monde
Séjour linguistique Boston MIT - USA

Parmi les choix qui s’offrent aux étudiants dans la perspective de continuer un cursus en dehors du territoire français, les Etats Unis figurent au premier plan. Mais, bon nombre des jeunes ne prennent vraiment conscience des contraintes de ce choix qu’au moment où ils en  émettent le souhait. Car nul n’est sans savoir que le coût des études supérieures en Amérique se place en tête de liste dans le classement des universités les plus chères au monde. Pourquoi sont-elles aussi chères, et surtout est-ce que le jeu en vaut vraiment la chandelle ? On a pris le soin d’étudier la question pour vous et voici donc les résultats de nos investigations.

Le privé vs le public

Si les coûts semblent partir dans une débâcle de frais tout aussi mirobolant les uns que les autres, la cause première en est qu’en Amérique le secteur privé s’est élargi grandement par rapport au public. En effet, il y a plus d’universités privées que d’universités publiques chez eux. La qualité de l’enseignement, le confort des commodités qu’ils proposent ainsi que le prestige de ces universités sont les plus grandes sources de frais pour tout étudiant prétendant à une place parmi les inscrits.

La crise économique

Les universités sont également des victimes collatérales de la crise qui sévit dans le pays. L’ampleur de la crise est telle que, la plupart des aides publiques américaines ont clairement diminuée ces dernières années. Cela inclut celles apportées à l’éducation. Voilà pourquoi, tous les établissements d’enseignements supérieurs, publics ou privés, se sont vus retirés les aides gouvernementales ainsi que les divers dons de la part d’entreprises. Ces aides et dons constituaient pourtant  une part non négligeable des financements qu’utilisaient les universités pour se développer et améliorer leur structure. Ce qui poussait les universités privées à chercher d’autres fonds de financement. Résultat : les « fees » ont enregistrés une hausse obligatoire progressive, pour atteindre des sommes astronomiques pour certaines universités prestigieuses.

Dépenses massives en communication

Etant des entités économiques, les universités privées ont l’obligation de constamment proposer des programmes viables afin d’en retirer un bénéfice palpable à la fin de l’année universitaire. Raison pour laquelle les universités américaines sont engagées dans un combat féroce de concurrence afin d’attirer le plus de candidats et de remplir les effectifs pour chaque formation proposée.  Ce qui les amène à rabattre un budget important en communication dans leur fonctionnement pour rester compétitif en termes de modernité, de confort et de qualité d’enseignement auprès des étudiants. Chaque établissement se prête à des publicités et annonces diffusées massivement dans tout le pays.

Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?

En prenant un cas précis, on peut facilement avoir des chiffres exacts en termes de dépenses à engager pour un étudiant qui souhaite s’inscrire dans un établissement de prestige américain. Pour intégrer la Harvard Business School, par exemple, il faut débourser en moyenne 160 000 $ en frais d’inscription sans compter les autres frais connexes pour les logements et nourriture. Oui, la facture est exagérément salée, oui il faudra trimer de partout pour pouvoir terminer le cursus jusqu’au bout, mais n’est-ce pas un bon investissement pour un avenir qui n’en sera que prometteur, avec la qualité de l’enseignement et le réseau de relation qui en découle… ? En tout cas, il est certain que vous en aurez pour votre argent.

Tom Villeneuve

Vie étudiante, études, stages et premiers emplois

Tom Villeneuve

Tom Villeneuve a enchaîné une licence de lettres, une réorientation en IUT et une année de césure, ce qui lui a donné une bonne connaissance des parcours qui ne sont pas en ligne droite. Il écrit pour Espriut sur les études : Parcoursup, réorientation, examens, méthodes de travail. Il révise encore ses notes au surligneur jaune, par habitude.